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Après 1901, dans Stormont et Glengarry, après 1911, dans Prescott et Russell, la population rurale ne réussit plus à absorber son accroissement naturel et cesse d'augmenter. De 1901 à 1961, la population totale diminue (Glengarry) ou n'augmente que très légèrement (Prescott et Russell), sauf celle du comté de Stormont, qui fait plus que doubler grâce à l'expansion de la ville de Cornwall. En revanche, la population des comtés du secteur Ouest de la vallée de l'Outaouais (Dundas, Grenville, Leeds, Frontenac, Lanark et Renfrew, à l'exception de Carleton qui inclut la ville d'Ottawa), où les francophones sont nettement minoritaires (9,9 % de la population totale en 1961), augmente de 43 % de 1901 à 1961. L'économie rurale des comtés francophones de l'Est ontarien perd graduellement de son dynamisme au XXe siècle et semble incapable de contenir sa population. La région est soumise au phénomène démographique de l'exode rural, source importante de préoccupation pour les élites canadiennes-françaises vers le milieu du XXe siècle. La concentration des capitaux et la mécanisation de l'agriculture ne sont pas étrangers à la transformation de l'économie rurale. Les petites entreprises ferment leurs portes ou sont absorbées par des grosses qui, au nom de la rentabilisation, concentrent leurs activités dans des centres plus importants (Gatineau-Hull-Ottawa). Rockland a ainsi vu son plus gros employeur, la scierie ayant appartenu à la famille Edwards, passer aux mains de la compagnie américaine International Pulp and Paper, puis fermer ses portes en pleine crise des années 1930. Les milieux ruraux de l'Est ontarien subissent les effets de l'augmentation importante de la migration vers les villes (Gatineau-Hull-Ottawa, Cornwall, etc.) tout au long du XXe siècle. La région demeure néanmoins un bastion franco-ontarien, même si la construction de l'autoroute 417 a quelque peu relégué à l'arrière-plan son visage français. |
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