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Le système scolaire franco-ontarien La consolidation du système |
Dès sa nomination en 1937 comme directeur de l'enseignement français en Ontario, Robert Gauthier entreprend une campagne en faveur de la création de jardins d'enfants dans les écoles franco-ontariennes. Appuyé par d'autres éducateurs, dont le journaliste du quotidien Le Droit, Victor Barrette, le célèbre « Oncle Jean », Gauthier croit que les élèves franco-ontariens doivent être mieux préparés avant leur entrée à l'école élémentaire. Comme les commissions scolaires ne peuvent financer une telle entreprise, Gauthier doit se contenter de recommander aux parents, en 1942, d'entreprendre de mieux former leurs enfants eux-mêmes. En 1949, Robert Gauthier effectue un voyage dans plusieurs pays d'Europe qui le convainc de la grande valeur et de la nécessité des jardins d'enfants pour l'avenir de l'Ontario français. À Kapuskasing, l'expérience d'un jardin d'enfants est concluante. Les enfants qui l'ont fréquenté réussissent mieux leur première année du primaire. Dès lors, plusieurs éducateurs de l'Ontario français concentrent leurs efforts à la création de jardins d'enfants. Entre 1950 et 1951, le nombre d'inscriptions aux jardins d'enfants double dans les écoles franco-ontariennes. En novembre 1951, il y a 1,334 élèves dans les 35 écoles qui ont des classes de jardins d'enfants. Des classes de jardins d'enfants s'ouvrent à Blind River, Sault Ste-Marie, Kapuskasing, Mattawa, North Bay, Pointe-aux-Roches, Hawkesbury, Alexandria, Lancaster et Martintown. Cependant, ce sont les écoles franco-ontariennes d'Ottawa et d'Eastview (Vanier) ainsi que celles de Cornwall qui, avec respectivement 34 et 17 classes de jardins d'enfants, assurent une base au développement de l'enseignement préscolaire en Ontario français. À Cornwall, les enseignantes des jardins d'enfants de plusieurs écoles séparées élaborent un programme d'études. Ainsi, Gabrielle Tremblay, Cécile Legault, Yvette Riel de l'école Saint-Albert le Grand, soeur Marie-Rolande de l'école Saint-François de Sales, soeur Marie-Blanche-Rita de l'école Sainte-Croix, font ainsi ouvre de pionnières. En 1954, ces enseignantes de Cornwall reçoivent dans leurs classes les conseils de Marie-Madeleine Rety, spécialiste réputée de l'éducation préscolaire en France. À Ottawa, un solide programme de jardins d'enfants est élaboré par Annette Joubarne, directrice de la section primaire des écoles bilingues d'Ottawa. Plusieurs communautés religieuses contribuent activement à son succès. Ailleurs dans la province, la campagne en faveur des jardins d'enfants continue. Plusieurs les voient comme un outil indispensable à la lutte contre l'assimilation. En 1960, les villes de Sudbury, Hawkesbury, Sturgeon Falls et Windsor ont développé leurs propres jardins d'enfants de langue française. Il y a alors un total de 4,858 élèves pour l'ensemble des écoles primaires franco-ontariennes. Au début des années 1960, le réseau des jardins d'enfants de l'Ontario français est établi sur des bases solides. |
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