Le chantier Ottawa sur sa lancée, avec l’appui du CRSH
Construction d’une mémoire française à Ottawa :
savoir communautaire et réseaux sociaux

Le projet
Projet collaboratif et interdisciplinaire réunissant une quinzaine de spécialistes de la francophonie de l’Université d’Ottawa, le chantier Ottawa vise à mieux connaître cette capitale de la vie française au pays – Ottawa –, sa population, ses institutions, ses réalisations, ses ambitions. Mélange de synchronie et de diachronie, ce chantier portera sur les processus qui concourent à la consolidation d’un espace francophone à Ottawa et à la place que ce dernier occupe aux échelles ontarienne et canadienne. S’inspirant de nos travaux antérieurs sur la mémoire, le chantier donnera lieu à différentes initiatives de recherche sur Ottawa, lieu de mémoire de la francophonie. Il s’appuiera sur une méthodologie audacieuse de mobilisation et de transmission des savoirs universitaires, gouvernementaux et communautaires. Les médias sociaux, tels que Twitter et Facebook, et autres canaux privilégiés de discussion chez les jeunes seront utilisés. La recherche engagera un éventail de partenaires (communautaires, médiatiques et scientifiques), dont les expertises combinées éclaireront le processus de construction de la mémoire en milieu minoritaire, où le territoire est souvent flou, le patrimoine diffus.
Les objets d’étude
Quatre phénomènes qui ont marqué les transformations de la capitale de la vie française qu’était Ottawa au tournant des années 1970 retiendront l’attention dans la première phase du projet :
- un événement qui a eu une forte incidence sur le rôle joué par Ottawa au sein du réseau associatif franco-ontarien : la reconfiguration de l’ACFEO ;
- un milieu, l’avenue King Edward, transformé par la rénovation urbaine ;
- une lutte telle qu’incarnée par le mouvement C’est l’temps, phénomène à la fois spontané et spectaculaire ;
- la création de deux institutions culturelles, les Éditions L’Interligne et le Théâtre d’la Corvée.
L’objectif est de dégager ce qui en fait des lieux de mémoire, c’est-à-dire d’en définir les contours, d’en comprendre les processus de formation et d’isoler le sens qu’ils prennent aujourd’hui pour le devenir de la communauté au gré d’événements de sensibilisation visant le grand public.
La documentation
Le chantier comporte un important volet de production de documents sur la ville. Des ateliers permettront de recueillir des témoignages inédits auprès des principaux acteurs de la vie française à Ottawa depuis les années 1960. Cette base documentaire s’ajoutera aux sources existantes sur la ville, telle que vécue par ses résidents francophones, qui sont conservées, pour une large part au CRCCF, dans divers fonds d’archives d’organismes et de personnes.
Différentes initiatives de mise en récit de cette information seront menées. Ces initiatives privilégieront des méthodes de diffusion interactives des résultats de la recherche dans le but d’en maximiser la portée, et ce, dans une perspective d’habilitation des acteurs francophones, tant individuels que collectifs.
Les partenaires
Issu de la collaboration du Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), le Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM) et du collège des Chaires de recherche sur la francophonie canadienne de l’Université d’Ottawa, le projet engagera aussi les partenaires suivants :
- la Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française en Amérique du Nord (CEFAN) de l’Université Laval ;
- l’Observatoire Jeunes et Société – fondé à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) ;
- la Société franco-ontarienne d’histoire et de généalogie (SFOHG) ;
- le Regroupement des organismes du patrimoine franco-ontarien (ROPFO) ;
- TFO ;
- le Muséoparc Vanier.
Avec leur concours, le chantier Ottawa fera la lumière sur les ressorts de la vie française dans la capitale et contribuera ainsi à la préservation d’un patrimoine essentiel, celui de l’expérience vécue par les acteurs locaux et régionaux à des moments clés de l’histoire récente d’Ottawa.
Les responsables du projet
Principale responsable du projet :
- Anne Gilbert, directrice du CRCCF ;
Codirecteurs :
- Michel Bock, Département d’histoire ;
- Linda Cardinal, École d’études politiques ;
- François Charbonneau, École d’études politiques ;
- Lucie Hotte, vice-doyenne à la recherche, Faculté des arts ;
- Simon Jolivet, chercheur, CRCCF.
Coordonnateur :
- Simon Jolivet, chercheur, CRCCF.
Collaborateurs de l’Université d’Ottawa :
- Caroline Andrew, École d’études politiques ;
- Joël Beddows, Département de théâtre ;
- Damien-Claude Bélanger, Département d’histoire;
- Marc-François Bernier, Département de communication ;
- Kenza Benali, Département de géographie ;
- Philippe Couton, Département de sociologie et d’anthropologie ;
- Yves Frenette, directeur de l’Institut d’études canadiennes ;
- France Martineau, Département de français ;
- Martin Meunier, Département de sociologie et d’anthropologie ;
- Luisa Veronis, Département de géographie ;
Subvention
Subvention de développement de partenariat du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, pour la période 2011-2014.
